J'ai passé une journée au Lido San Sostene. Coquillages et crustacées...

Chaque année, j'ai mon petit rituel ici, au Lido San Sostene. Je réserve une table, et je sais déjà que je vais y passer l'après-midi. Tout commence par un chaleureux "Ciao, come staï?", puis on m'accompagne à ma table. Je m'assois, et là, je me laisse captiver par la mer, comme hypnotisé.

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Au service, c'est ma petite cousine, Marta. C'est son job d'été, mais elle étudie en réalité la pharmacie. Pas mal comme boulot saisonnier, non ?

Elle arrive très tôt le matin. Elle m'a confié qu'elle commence souvent sa journée par "piquer une tête" avant de se mettre au travail.

Marta rêve de terminer ses études et de partir vers le nord, comme la plupart des jeunes d'ici, le nord, comme un véritable graal.

Elle le fera, c'est certain. Dans quelques années, elle sera à Milan, Gênes, ou Turin. Elle travaillera dans une pharmacie, elle servira d'autres clients, des produits en boîtes.

Et peut-être, de temps en temps, elle repensera à son job d'été, à cette plage, et à ce bleu profond de la mer.



C'est "moche", les habitudes. J'ai pris l'habitude de commander toujours le même plat ici. Et tout le reste de l'année, j'y pense, j'en rêve, et il finit par me manquer.

Alors, quand je m'attable, je ne prends même pas la peine de regarder la carte. Je dis simplement "comme d'habitude".

Et pourtant, autour de moi, je vois défiler d'autres plats qui ont l'air tout aussi délicieux. 

C'est "moche", les habitudes. 



Après le Lido San Sostene, il n’y a rien, sur des kilomètres. On pourrait se croire très loin, dans le Pacifique, avec ces plages interminables.

Et pourtant, on est à seulement trois heures de Paris.

On parle beaucoup de "surtourisme" ces derniers temps. C’est un phénomène que j’ai parfois du mal à comprendre. Est-ce qu’on le subit, ou est-ce qu’on le choisit ?

Pendant que je profite de cette tranquillité, il y a, en ce moment même, des foules entassées sur les plages de Soverato, juste à côté, à quelques kilomètres d’ici, à seulement 15 minutes en voiture. Eux l'ont choisit le "surtourisme". 



Sergio a commandé des calamari fritti et du poisson frit. Ils ont l'air tellement bons et si frais que ça me donne envie.

Allez, l'année prochaine, je dérogerai à ma règle et j'en prendrai aussi.



L'année prochaine, peut-être. Mais pas cette année ! C'est trop bon, "troppo buono".



Après, j’irai moi aussi "piquer une tête". J’ai réservé un "ombellone" juste en face de la mer. J’ai apporté de quoi lire, mais je sais déjà que je ne lirai pas. C’est juste un alibi pour occuper mes mains, car mes yeux, eux, seront occupés à regarder devant.



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